Derwich tourneur, le Caire.
Je me souviens de l'avoir observé plus d'une heure durant. Au début il a quelques morceaux d'étofes en forme de cercles multicolores.
Sur une musique très rythmée il se met à tourner. Les minutes s'égrènent, tel un chapelet à prières. L'homme tourne et tourne et tourne, saluant les quatre coins cardinaux. Son esprit prend des
forces; il se déconnecte petit à petit de l'espace et du lieu. Dix, vingt minutes, que sais-je. Un " morceau " d'étoffe monte doucement en formant des vagues de couleurs. L'homme la saisie à bout
de bras, sans jamais arrêter sa danse... puis la lance aux pieds des musiciens...
Sa particularité consiste en ses habitants, les vivants !!! Et oui, il y a des vivants qui y habitent, en accord avec les familles des défunts. En échange du " gîte " ils s'occupent de l'entretient
des tombes. Ils ont aussi comme rôle la surveillance des lieux.

Haut, gauche et droite:
Fenêtre du quartier
copte du vieux Caire.
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